Récompenses de bloc
Moyenne de BTC gagnés par bloc (subvention + frais)
- Source
- mempool.space
Ce que mesure cet indicateur
Ce graphique suit la récompense moyenne touchée par le mineur d’un bloc, en BTC, selon les données de mempool.space. Elle additionne 2 éléments : la subvention, c’est-à-dire les bitcoins nouvellement créés par le protocole à chaque bloc, et les frais payés par les transactions que le mineur y a inclus. Le tout est versé par la première transaction du bloc, dite coinbase, seule porte d’entrée des nouveaux bitcoins en circulation.
Un calendrier écrit dans le code
La subvention ne dépend pas du marché. Elle est divisée par 2 tous les 210 000 blocs, soit environ tous les 4 ans : 50 BTC au lancement en 2009, 25 en 2012, 12,5 en 2016, 6,25 en 2020, puis 3,125 BTC depuis le halving d’avril 2024, au bloc 840 000. Le suivant interviendra au bloc 1 050 000, vers 2028, et ramènera la subvention à 1,5625 BTC. Sa date exacte dépendra du rythme réel des blocs.
Sur le graphique, ces halvings dessinent des marches d’escalier. Tout ce qui dépasse le plancher de la subvention correspond aux frais. Quand la courbe décolle nettement au-dessus de ce plancher, la demande d’espace de bloc s’est tendue, ce que détaille le graphique des frais par bloc.
Les valeurs sont des moyennes par période, en BTC et non en dollars : une récompense stable en bitcoins peut valoir très différemment selon le cours. Un mineur ne peut d’ailleurs pas dépenser sa récompense tout de suite : le protocole impose d’attendre 100 blocs, un peu moins de 17 heures, avant qu’elle soit utilisable.
Une émission que personne ne peut forcer
Ce calendrier est la traduction concrète du plafond de 21 millions de bitcoins. Aucun mineur ne peut s’attribuer plus que ce que les règles autorisent : un bloc qui réclamerait une récompense trop élevée serait rejeté par les nœuds, quelle que soit la puissance de calcul derrière lui. Un mineur peut en revanche réclamer moins, et les bitcoins non réclamés sont alors perdus pour toujours.
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La conséquence est mécanique. À chaque halving, la part des frais dans la récompense augmente, pas forcément parce que les frais montent, mais parce que la subvention fond. Vers 2140, elle aura totalement disparu et les mineurs ne seront plus payés que par les frais. Ce que représentent ces récompenses à l’échelle d’une journée entière se lit dans les revenus des mineurs.
Le calendrier est public depuis 2009. Le point sensible est ailleurs : chaque halving retire aux mineurs la moitié de leur revenu garanti et les renvoie, pour le reste, vers un marché des frais qu’aucun d’eux ne contrôle.