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Taux de frais médian

sat/vB payés dans les blocs minés

Dernière valeur—
Source
mempool.space

Ce que mesure cet indicateur

Ce graphique suit le taux de frais médian des transactions incluses dans les blocs minés, en satoshis par octet virtuel (sat/vB), à partir des données de mempool.space. Il ne donne pas le tarif du prochain bloc, mais ce que les utilisateurs ont réellement payé, période après période.

Pourquoi on paie au poids, pas au montant

Sur Bitcoin, les frais ne dépendent pas de la somme envoyée. Transférer 0,001 BTC ou 100 BTC coûte le même prix si les deux transactions ont la même structure. Ce qui compte, c’est la place occupée dans le bloc, mesurée en octets virtuels (vbytes). Une transaction SegWit simple, avec 1 entrée et 2 sorties, occupe environ 140 vB : à 10 sat/vB, elle coûte environ 1 400 satoshis.

Une transaction s’alourdit donc quand elle dépense beaucoup d’entrées, par exemple après de nombreux petits paiements reçus. Le type d’adresse joue aussi : les entrées SegWit et Taproot pèsent moins que les anciennes.

Comment lire le graphique

Une médiane écrase les extrêmes : dans un même bloc, certaines transactions paient bien plus, d’autres le minimum. Les priorités proposées par les portefeuilles, « prochain bloc » ou « dans l’heure », sont des estimations, pas des garanties : un bloc peut tarder, des transactions mieux payées peuvent passer devant. L’état de la file d’attente se lit sur la taille de la mempool.

Pour débloquer une transaction, il existe aussi le Child-Pays-For-Parent (CPFP). Le destinataire dépense la sortie encore non confirmée avec des frais élevés : les mineurs, qui évaluent les deux transactions ensemble, ont alors intérêt à inclure la première pour toucher les frais de la seconde.

Des frais qui fixent le prix de la self-custody

Les frais rémunèrent les mineurs, avec une subvention divisée par 2 tous les 210 000 blocs, environ tous les 4 ans. À long terme, ce sont eux qui devront financer la sécurité du réseau. Leur montant se suit dans les frais par bloc.

Ils fixent aussi un seuil d’accès. Quand les frais montent, un UTXO de quelques milliers de satoshis peut coûter plus cher à dépenser qu’il ne vaut. Pour un petit détenteur, la self-custody on-chain devient coûteuse, et la plateforme tentante.

Les layer 2 comme Lightning ou Ark existent aussi pour cela : détenir et dépenser de petits montants sans payer les frais on-chain à chaque mouvement.

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Tout se joue dans cet équilibre : des frais trop bas fragilisent à terme la rémunération des mineurs, des frais trop hauts écartent les petits utilisateurs de la chaîne. Rien ne dit que le marché trouvera seul un niveau qui satisfasse les deux.