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Taille moyenne des canaux

BTC verrouillés en moyenne par canal Lightning

Dernière valeur—
Source
mempool.emzy.de

Ce que mesure cet indicateur

Ce graphique divise la capacité totale des canaux Lightning publics par leur nombre. Le résultat, exprimé en bitcoins (BTC), donne la quantité moyenne de fonds verrouillée dans un canal. Les deux séries de départ, la capacité du réseau et le nombre de canaux, proviennent de mempool.emzy.de, qui observe le graphe public de Lightning. Libellé en BTC plutôt qu’en dollars, l’indicateur ne bouge pas avec le cours.

Une moyenne qui ne décrit aucun canal réel

Les fonds sont très inégalement répartis sur Lightning. Quelques gros nœuds de routage, souvent opérés par des entreprises, ouvrent entre eux des canaux de plusieurs bitcoins, tandis que la plupart des canaux publics restent modestes. Ces gros canaux tirent la moyenne vers le haut : la médiane, que ce graphique n’affiche pas, se situe en général nettement en dessous. Concrètement, le canal « moyen » n’existe pas.

Le calcul a aussi ses angles morts. Les canaux privés, non annoncés sur le réseau, n’apparaissent pas : c’est le cas de nombreux canaux ouverts par des portefeuilles mobiles en self-custody auprès de leur fournisseur de liquidité. Une variation peut enfin venir du seul dénominateur : la fermeture de nombreux petits canaux suffit à faire monter la moyenne sans qu’aucun bitcoin supplémentaire n’entre dans le réseau.

Un réseau qui s’organise autour de ses gros nœuds

L’historique de cette courbe garde la trace d’un choix technique. À l’origine, la spécification de Lightning plafonnait un canal à 16 777 215 satoshis, soit environ 0,168 BTC. L’option dite « wumbo », adoptée ensuite par les principales implémentations, a levé cette limite.

Une moyenne en hausse montre plutôt une professionnalisation du routage qu’une adoption plus large. Des opérateurs immobilisent une liquidité importante pour acheminer les paiements des autres et en tirer des frais. Le réseau devient plus fiable pour les gros montants, mais cela ne veut pas dire qu’il se décentralise. Plus le routage dépend de quelques nœuds bien dotés, plus ces nœuds voient passer une part importante des flux, même si le routage onion ne leur révèle que le saut précédent et le suivant.

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Côté utilisateurs, les portefeuilles récents évitent de plus en plus de gérer des canaux et confient la liquidité à un fournisseur de services. La complexité ne disparaît pas, elle se concentre chez ceux qui ont les moyens de la porter.

Une moyenne qui monte peut aussi bien signaler un réseau plus solide qu’un réseau qui repose sur moins d’épaules.