Canaux Lightning
Canaux de paiement publics observés par mempool.emzy.de
Relevé enregistré
29 594 canaux publics
- Date de mesure
- Données récupérées
- Source
- mempool.emzy.de · Historique utilisé
Relevé récent. La mesure a moins de 72 heures à la génération de cette page, le .
Ce relevé et le graphique utilisent le même historique de mempool.emzy.de, une instance indépendante du logiciel mempool. Ils couvrent le graphe public observé par Emzy, pas tous les canaux, les utilisateurs ni le volume des paiements.
Historique disponible depuis le .
L’historique est remplacé intégralement lors des mises à jour du site, sans ajout de points provenant d’un autre observateur. La date de chaque point apparaît dans son infobulle. Le relevé reste lisible si le graphique ne se charge pas.
- Source
- mempool.emzy.de
Ce que mesure cet indicateur
Ce graphique suit le nombre de canaux de paiement publics ouverts sur le Lightning Network, selon mempool.emzy.de. Un canal relie 2 nœuds. Il naît d’une transaction Bitcoin qui verrouille des fonds dans une sortie que les 2 nœuds contrôlent ensemble, et disparaît quand cette sortie est dépensée, à la fermeture. Chaque canal public correspond donc à un UTXO bien réel sur la chaîne, ce qui rend ce comptage plus difficile à gonfler que celui des nœuds.
Ce que le compteur ne voit pas
Seuls les canaux annoncés au reste du réseau sont comptés. Un canal peut être ouvert sans être annoncé : c’est le cas de nombreux portefeuilles mobiles non-custodial, dont le canal avec le nœud du fournisseur ne sert pas à router les paiements des autres. Ces canaux privés existent sur la chaîne, mais rien ne permet de les recenser de façon fiable. Les clients des services custodial, eux, n’ont aucun canal : leur solde n’est qu’une ligne dans les comptes de l’opérateur.
Le nombre de canaux ne dit rien non plus de leur taille. Un canal peut contenir quelques milliers de satoshis ou plusieurs bitcoins. Pour mesurer les fonds engagés, il faut regarder la capacité du réseau, et pour la taille typique d’un canal, la taille moyenne des canaux.
Moins de canaux, pas forcément moins d’usage
Ouvrir ou fermer un canal coûte une transaction Bitcoin. Quand les frais montent, comme lors de la vague Ordinals de 2023, entretenir beaucoup de petits canaux coûte cher, et des opérateurs peuvent préférer les regrouper en canaux plus gros. Le splicing va dans le même sens : il permet d’ajouter ou de retirer des fonds d’un canal sans le fermer. Un nombre de canaux qui baisse pendant que la capacité tient peut donc signaler une consolidation plutôt qu’un abandon. Les taux de frais aident à replacer ces mouvements dans leur contexte.
Pour utiliser Lightning en self-custody, il faut un canal, donc au moins une transaction sur la chaîne pour l’ouvrir et une autre pour le fermer. L’espace de bloc étant rare, des centaines de millions d’utilisateurs ne pourraient pas tous ouvrir et fermer leurs propres canaux régulièrement. C’est l’une des raisons pour lesquelles des protocoles comme Ark cherchent à faire tenir de nombreux utilisateurs dans une même sortie Bitcoin, tout en restant connectés à Lightning.
Ce graphique compte des canaux, pas les personnes qui les contrôlent. Or le coût d’un canal pousse les nouveaux venus vers des opérateurs qui gèrent la liquidité pour eux, et leur modèle décide de la part de self-custody qui subsiste sur Lightning.