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Nœuds Lightning

Nœuds publics du Lightning Network observés par mempool.emzy.de

Dernière valeur13 94827 oct. 2026

Relevé enregistré

13 948 nœuds publics

Date de mesure
Données récupérées

Relevé récent. La mesure a moins de 72 heures à la génération de cette page, le .

Ce relevé et le graphique utilisent le même historique de mempool.emzy.de, une instance indépendante du logiciel mempool. Ils couvrent le graphe public observé par Emzy, pas tous les canaux, les utilisateurs ni le volume des paiements.

Historique disponible depuis le .

L’historique est remplacé intégralement lors des mises à jour du site, sans ajout de points provenant d’un autre observateur. La date de chaque point apparaît dans son infobulle. Le relevé reste lisible si le graphique ne se charge pas.

Source
mempool.emzy.de

Ce que mesure cet indicateur

Ce graphique compte les nœuds publics du Lightning Network, la couche de paiement construite au-dessus de Bitcoin. Un nœud est un logiciel, comme LND, Core Lightning ou Eclair, qui ouvre des canaux, relaie des paiements et règle sur Bitcoin quand c’est nécessaire. Les données viennent de mempool.emzy.de, qui reconstitue la carte du réseau à partir des annonces que les nœuds diffusent entre eux, le « gossip ». L’unité est simple : un nœud, une identité publique.

Un nœud public n’est pas un utilisateur

Un nœud n’apparaît ici que s’il a au moins un canal public, annoncé au reste du réseau. Tout le reste échappe au comptage : les nœuds qui n’ouvrent que des canaux non annoncés, de nombreux portefeuilles mobiles non-custodial, reliés au nœud de leur fournisseur par des canaux privés, et les clients des services custodial, qui n’ont aucun nœud. Derrière le nœud d’un grand portefeuille custodial ou d’une plateforme d’échange peuvent se trouver des milliers d’utilisateurs. Ce graphique compte des infrastructures, pas des personnes.

À l’inverse, un même opérateur peut faire tourner plusieurs nœuds, et un nœud éteint peut rester visible un moment avant d’être retiré du graphe. Les variations de court terme relèvent souvent de ce bruit. Mieux vaut lire la tendance sur plusieurs mois, en la croisant avec le nombre de canaux.

Plus de nœuds ne veut pas dire plus de décentralisation

Depuis 2018 et les premiers pas de Lightning sur le mainnet, beaucoup de nœuds publics tournent chez des particuliers, souvent sur de petits ordinateurs dédiés. Mais gérer des canaux, de la liquidité et une disponibilité permanente demande du temps et des bitcoins immobilisés. Une partie de l’activité semble donc s’être concentrée autour de gros nœuds de routage, de fournisseurs de liquidité (LSP) et de plateformes d’échange.

Un nombre de nœuds stable ou en baisse ne signifie pas pour autant que Lightning recule. Il peut refléter la fermeture de petits nœuds pendant que l’usage glisse vers des portefeuilles adossés à quelques grands opérateurs. Ce n’est pas forcément une bonne nouvelle : plus les paiements transitent par une poignée de nœuds, plus ces nœuds voient de métadonnées, et plus ils ressemblent à des points de contrôle.

🪙 Qu'est-ce que le Lightning Network ? La couche de paiement de Bitcoin expliquée

La répartition par pays et les fournisseurs d’accès montrent où tournent réellement ces nœuds, et combien dépendent de quelques hébergeurs cloud. Les nœuds joignables uniquement via Tor n’y livrent pas leur localisation, et c’est le but.

Ce graphique ne dit pas combien de ces nœuds sont réellement indépendants. C’est pourtant là que se joue la résistance à la censure de Lightning : un réseau de milliers de nœuds reste fragile si l’essentiel des paiements passe par quelques-uns.