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Hashprice

Revenu quotidien par TH/s

Dernière valeur—
Source
mempool.space

Ce que mesure cet indicateur

Le hashprice estime ce que rapporte chaque jour 1 térahash par seconde (TH/s) de puissance de calcul, en dollars. C’est un revenu brut, pas un bénéfice : il ne déduit ni l’électricité, ni le matériel, ni la commission du pool. Il est calculé ici à partir des données de mempool.space et du cours du bitcoin : la récompense moyenne par bloc (subvention et frais), multipliée par les 144 blocs produits en moyenne chaque jour et par le cours, puis divisée par le hashrate total du réseau.

Comment le lire

Le hashprice dépend de 4 variables : le cours, la subvention, les frais de transaction et la puissance totale engagée. À cours égal, chaque hausse de la difficulté fait donc baisser le hashprice.

Pour estimer le revenu brut d’une machine, il suffit de multiplier le hashprice par sa puissance en TH/s. Le comparer à sa facture d’électricité demande une autre donnée, son efficacité en joules par térahash (J/TH). C’est elle qui sépare une machine rentable d’une machine à débrancher.

Deux pièges de lecture. Le hashprice hérite du bruit de l’estimation du hashrate, d’où des variations d’un jour à l’autre qui ne signifient pas grand-chose. Et comme il est libellé en dollars, une hausse du cours peut masquer un revenu en bitcoins qui recule.

Le baromètre de la pression sur les mineurs

Exprimé en bitcoins, le hashprice a tendance à s’éroder sur la durée. La subvention est divisée par 2 tous les 210 000 blocs, environ tous les 4 ans, et des machines toujours plus efficaces poussent le hashrate vers le haut. Le halving d’avril 2024, de 6,25 à 3,125 BTC, a ainsi coupé de moitié la part du hashprice qui vient de la subvention : seuls le cours et les frais pouvaient compenser.

Quand le hashprice baisse, les opérateurs qui paient l’électricité le plus cher ou qui font tourner les machines les plus anciennes sont les premiers à s’arrêter. Cette pression pousse le minage vers les énergies les moins chères, souvent excédentaires ou isolées, et vers les acteurs qui ont accès à un capital bon marché.

🪙 Orange is the New Green

Pour couvrir leurs coûts, beaucoup de mineurs vendent une partie de leurs bitcoins au fil de l’eau. Les revenus des mineurs en BTC et la part des frais dans les récompenses par bloc montrent d’où vient cet argent.

Rien ne dit encore que les frais suffiront à compenser la fonte de la subvention. C’est dans ce graphique que se lira, halving après halving, ce que coûte réellement la sécurité de Bitcoin, et qui peut encore se permettre de la payer.