Transactions quotidiennes
Nombre de transactions on-chain par jour
- Source
- Coin Metrics
Ce que mesure cet indicateur
Ce graphique compte le nombre de transactions Bitcoin confirmées dans la blockchain chaque jour, selon les données de Coin Metrics. Malgré l’identifiant « nvt » qui figure dans son adresse, il ne s’agit pas du ratio NVT (la capitalisation rapportée au volume transféré), mais d’un simple décompte de transactions on-chain. Le graphique des transactions par seconde repose sur la même donnée, divisée par les 86 400 secondes d’une journée.
Une transaction n’est pas un paiement
Une transaction Bitcoin dépense un ou plusieurs UTXO et crée de nouvelles sorties. Elle peut contenir un seul paiement, des centaines, ou aucun. Une plateforme qui regroupe ses retraits dans une seule transaction (le batching) paie des centaines de clients en une seule unité du graphique. À l’inverse, un utilisateur qui consolide ses propres UTXO crée une transaction sans que la moindre valeur change de mains. Le montant n’entre pas en compte : un transfert de 1 000 BTC compte pour 1, comme un paiement de quelques milliers de satoshis.
Le réseau a aussi un plafond physique. Avec environ 144 blocs par jour, limités chacun à 4 millions d’unités de poids, la chaîne absorbe de l’ordre de quelques centaines de milliers de transactions quotidiennes, selon leur taille. C’est pourquoi le décompte se lit avec le poids moyen des blocs : des blocs pleins avec moins de transactions signalent des transactions plus lourdes, pas une demande en baisse.
Plus de transactions ne veut pas dire plus d’usage
En 2023, les inscriptions Ordinals et les jetons BRC-20 ont multiplié les petites transactions. En avril 2024, le lancement des Runes au moment du halving a porté le nombre de transactions quotidiennes à des records. Ces pics traduisent une demande réelle d’espace de bloc, payée en frais, mais ils ne disent rien de l’usage de Bitcoin comme monnaie.
Le mouvement inverse compte autant. Quand les frais montent, les plateformes ont intérêt à regrouper leurs paiements et les utilisateurs à déplacer leurs petits montants vers d’autres couches. Sur Lightning, des milliers de paiements peuvent tenir entre l’ouverture et la fermeture d’un canal. Des protocoles comme Ark regroupent les sorties de nombreux utilisateurs dans une seule transaction on-chain.
Concrètement, une courbe qui stagne ne décrit pas forcément un réseau délaissé. Elle peut aussi décrire un réseau qui a appris à économiser un espace de bloc rare, dont le prix se lit dans la taux de frais médian.