Volume d'échanges sur 24 h
Volume spot cumulé des plateformes d'échange
- Source
- CoinGecko
Ce que mesure cet indicateur
Ce graphique additionne la valeur en dollars des bitcoins échangés au comptant sur 24 heures, sur l’ensemble des plateformes suivies par CoinGecko. Exprimé en milliards de dollars, il couvre les 12 derniers mois. Les marchés dérivés, comme les contrats à terme, n’y figurent en principe pas, pas plus que les transactions de gré à gré entre institutions ou les échanges de parts d’ETF.
Un chiffre déclaré, pas vérifié
Ce volume repose sur les données que publient les plateformes elles-mêmes. Aucune n’est tenue de les faire auditer, et certaines ont longtemps eu intérêt à les gonfler pour grimper dans les classements. En 2019, une étude présentée par le gestionnaire d’actifs Bitwise à la SEC, le régulateur boursier américain, concluait qu’environ 95 % du volume déclaré sur les plateformes étudiées était fictif ou sans réalité économique. Le procédé le plus courant porte un nom, le wash trading : une plateforme ou un acteur s’achète et se vend à lui-même pour simuler de l’activité.
Les agrégateurs ont depuis affiné leurs méthodes (CoinGecko attribue par exemple des notes de confiance aux plateformes), mais le total reste une estimation. D’autres biais sont plus discrets. Une plateforme qui supprime ses frais voit son volume grimper mécaniquement, comme Binance sur plusieurs paires BTC à partir de juillet 2022. Et comme le volume est exprimé en dollars, il augmente avec le cours même si le nombre de bitcoins échangés ne change pas.
Les pics restent informatifs. Ils accompagnent presque toujours les mouvements de prix brutaux, quand une partie du marché se précipite pour vendre ou pour acheter.
Un marché qui se joue hors de la chaîne
Un échange sur une plateforme ne crée aucune transaction Bitcoin. Les bitcoins restent dans les portefeuilles de la plateforme, que suit le graphique des soldes des plateformes, et seuls les soldes internes changent. Ce graphique mesure donc l’activité des intermédiaires, pas l’usage du réseau, qui se lit plutôt dans les transactions quotidiennes sur la chaîne.
C’est aussi, presque entièrement, un volume soumis au KYC. Chaque achat y est rattaché à une identité, et en Europe la directive DAC8 impose désormais aux prestataires de transmettre ces données au fisc.
Les échanges de pair à pair, en espèces ou via des outils non-custodial, échappent en revanche largement à ce graphique. Personne ne sait mesurer précisément leur poids.
Le volume le plus facile à compter est aussi le plus surveillé. Celui qui échappe aux statistiques est souvent celui qui protège le mieux la vie privée de ceux qui échangent.